Hortence.

Tu élances
ne connais le repos
une vie de révolte
étouffée dans mon appartenance

les fêtes font ressurgir les morts
et d’entre moi tu te lèves
à toutes les aubes
me cloue à une routine
impitoyable de ton absence
où je me déchire
à coups d’heures filées
de bruits plus forts que ta mort
que dis-je
de bruits furieux en sus à ton assassinat
un mur en flèche-à-gorge

je veux te porter en cicatrice
que j’exhiberai
devant toutes autorités compétentes
rabrouer le noir de mes ongles
chercher ce qui scintille
dans le vaseux de tes oueds

je dessinerai un bestiaire
où nous serons immenses
rapaillées
où il n’y aura que toi et moi
pâles porcelaines
asséchées en toutes saisons

je te porte fière
saillante

pâle porcelaine

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