LVII.

 

La charge des orignaux
ne se perd pas en lac au matin
et mon corps ne fend plus l’air

ma chair carminée
mes mains ornées de terre noire
le vif de mes courbes

ne suffisent plus à me tenir hors du rang

 

je te reconnais
c’est encore toi qui fait mal à la tête
me laisse choir décousue
dans toute la violence et la finesse
de ta souvenance

juste pour voir
si c’est vrai
que c’est chaud dedans
juste pour voir
si tu peux encore le faire

 

les lacs n’ont plus de réponses
ta voix en explosion de nuque
fige ma peur
aux ramilles emboucanées
le sang affolé aux coins des tables
j’offre mes jambes contre tout le sucre
de nos aïeuls

la peur d’y rester pris

j’honnis les femmes
qui t’ont fait taire

ou était-ce moi

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s