LVI.

    Au lendemain des nacelles la fuite orchestrée de lumière fera naître l’épouvante devant la démesure des pertes les terres n’auront plus de coin d’où se pendre les lignes couleront avec les nœuds ce qui est friable sera mangé érigé en hôtel imprenable jusqu’au prochain mouvement.    

LV.

    Ton absence de baseball troue ma tête les poings ne peuvent soustraire ce qu’il reste de nos déconfitures de carcasses nos sexes faisandés en berne se répandent au sol la pente raide le ciel fâché nos mers séparées à jamais — me semble-t-il prends le bus porte la parole à mes cuisses panser… Continuer de lire LV.

LIV.

Le canard dit à sa cane Ris cane Ris cane Le canard dit à sa cane Ris cane Et la canne a ri       Jamais su c’que tu leur disais, mais elles riaient jusqu’à se fendre le cœur déposé dans boîte à malle consenti à ne pas grimper l’escalier discordant dans la ruelle… Continuer de lire LIV.

LIII.

    Des tonnes de cadavres jetés au visage le long de ma gorge revendiquant prolongation vers le sud rain check illusoire assurés de leurs morts évaporés entre mes seins une caresse dont on ne revient pas même ravalés dans le tiroir à bobettes des vestiges de ton ex en liste d’épicerie ses cheveux enlacés… Continuer de lire LIII.

LII.

    La mort annoncée au bout de tes jambes couronne mes os de douleur m’oblige à renaître en fœtus-gerboise paupières trébuchantes contre tes appels les épaules salvatrices sont rangées aux penderies des couvents loin des neuvaines honteuses portées à mi-mots je veux déposer mon silence de bouche en fleurs engraissées de ta pisse risquer… Continuer de lire LII.

LI.

    Première fois à cheval sur quatre roues un cousin sur le dos en saison allergène ma tête dans le ruisseau derrière la shed les cimes plein le con transpercent ma gorge muette comme tous les noms du village.